Camp de gestion d'une semaine en Gaume : une dynamique qui marche

C'est en 2001 que commence l'histoire de ce qui deviendra un rendez-vous annuel pour les passionnés de nature Gaumaise. En partenariat avec l'association partenaire Jeunes & Nature un noyau de volontaires se cristallise autour d'une semaine dans la région. Certains volontaires seront convertis durablement puisque nous les comptons aujourd'hui encore parmi les forces vives de Natagora !

D'année en année, le groupe et la formule évoluent pour arriver aux résultats de 2017 : jusqu'à 35 personnes actives durant les 7 jours de camp. Jean-Luc Mairesse, assistant de terrain du LIFE et coordinateur du camp, raconte "nous avons des participants de 14 à 70 ans. C'est grâce aux efforts de communication via notamment notre newsletter et Facebook que notre quinzaine d'habitués a pu bénéficier du soutien d'une vingtaine de nouvelles recrues. Nous remercions particulièrement le groupe de travail Plecotus et Plecobrux pour leur travail de diffusion qui a contribué à la réussite de l'opération !".

Les clés du succès

Dans un contexte où il n'est pas toujours évident de motiver des personnes à s'impliquer dans nos réserves, on peut se demander ce qui a contribué à ce succès. Jean-Luc a sa petite idée : "c'est un mélange d'amusement et de travail. Bien que les journées étaient principalement remplies par du travail de gestion diversifié (NDLR : fauchage, ratissage, débroussaillement, abattage, pose de clôtures, plantations, ...) nous n'hésitons pas à en profiter pour visiter la réserve lors de pauses conviviales. En fin de journée nous avons notamment eu l'occasion de visiter un marché local et de goûter la Rulles par exemple. Au camp aussi régnait une bonne ambiance, c'est un peu comme un camp de mouvement de jeunesse mais pour un public plus diversifié !".

Autre point d'attention : faire le lien entre les grands enjeux et les actions concrètes menées. "Les participants aiment comprendre concrètement à quoi sert leur travail, je veille généralement à l'expliquer sans pour autant dramatiser la situation actuelle : il faut rester humble, on ne sauve pas LA Nature en gérant 3 ares", commente Jean-Luc, "mais les actions cumulées de chaque groupe de volontaire font la différence. L'ensemble des sites de Haute-Semois a tout de même été acquis puis géré par les seuls volontaires pendant plus de 30 ans"

Dernier élément déterminant : la durée de l'activité. En une semaine il est bien plus aisé de s'approprier les particularités du lieu, sa richesse et son importance qu'en une après-midi. Cela permet aussi de fidéliser des volontaires dans la durée.

"Ça serait super que notre idée fasse des petits"

Il existe autant de façon de défendre la nature que de personnes motivées à le faire. La dynamique foisonnante des régionales de Natagora est la conséquence directe de cette diversité. Chaque localité a ses spécificité et ce qui fonctionne à un endroit n'est pas forcément adapté à un autre.

Cependant, au vu du succès de cette initiative, il est possible de s'en inspirer pour mener d'autres projets similaires à bien. "Au fil des ans nous avons directement contribué à la naissance de 4 bébés" plaisante Jean-Luc, "plus sérieusement, ça serait super que notre idée fasse des petits dans d'autres régions. Nous sommes conscients que la formule proposée peut être un peu trop spartiate pour certains publics, la formule pourrait être adaptée selon les besoins et les envies des organisateurs. Il ne faut d'ailleurs pas hésiter à me contacter pour une aide au démarrage de ce type de projets : jean-luc.mairesse(at)natagora.be !"

Avant de clôturer cet article, il ne nous reste plus qu'à féliciter et remercier les volontaires impliqués dans le projet pour leur investissement ainsi que Jean-Luc pour sa disponibilité !

Pour aller loin